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Commémoration du 8 mai 1945 à Gumières, le 7 mai 2019 à 18h30


Le 8 mai est un jour important. En France, le 8 mai est chaque année un jour férié qui rappelle la victoire des Alliés sur le théâtre européen dans la
Seconde guerre mondiale et la capitulation de l’Allemagne nazie. 

Discours de Monsieur le Maire de Gumières

Messieurs les officiers de la gendarmerie nationale et des services de secours, Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers Municipaux des communes proches, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux et agents de Gumières, Mesdames et Messieurs les présidents des associations, Mesdames  et Messieurs les habitants de Gumières et d’ailleurs,
Chers amis Bonjour et Bienvenue à Gumières !
Je tiens dans un premier temps à m’excuser de vous avoir invité, ce 7 mai, pour la commémoration de la Victoire du 8 mai 1945. La singularité de cette date est hélas dictée par des impératifs professionnels qui m’emmèneront demain dans cette magnifique région qu’est la Vendée. Comme vous le savez également, notre Conseil Municipal qui fonctionne déjà à effectif réduit en cette fin de mandat est amputé provisoirement de son premier adjoint, qui se bat contre une méchante et sournoise maladie. Il regrette sincèrement de ne pas être à nos côtés et m’autorise à vous préciser qu’il va bien malgré son combat et que le moral est excellent. Je lui souhaite un prompt et prochain rétablissement et je m’excuse encore une fois pour ce contretemps.
Nous commémorons donc en cette veille à la fois la victoire de 1945 et la capitulation nazie, signée deux fois, il faut le préciser, la première le 7 mai 1945 à Reims et la seconde fois, le soir du 8 mai, à Berlin. Nous ne sommes donc pas tout à fait hors sujet ce jour. Nous commémorons aussi cette année le 75ème anniversaire des débarquements alliés, celui, bien entendu du 6 juin 1944 en Normandie qui apportera la victoire mais aussi celui du 15 août 1944 en Provence qui assurera la tête de pont alliée en Europe et le front Sud. De triste mémoire locale, nous commérons aussi cette année le 75ème anniversaire du bombardement allié que subit Saint-Etienne le 26 mai 1944, où 440 tonnes de bombes explosives et incendiaires furent lâchées, faisant près de 1000 morts et plus de 20 000 sinistrés, en détruisant plusieurs quartiers de la ville. Cette action de guerre fut conduite par l’aviation américaine dans le but de couper les voies de communication en préparation du débarquement de Normandie. Le paradoxe sema la mort en guise d’espoir. Nous parlons pudiquement aujourd’hui de dommages collatéraux, ce qui fût vécu par nos parents et nos grands-parents, comme un enfer.
Justement, un paradoxe, un de plus, me frappe en cet instant. Nous sommes réunis autour du monument aux morts de notre commune. Ce monument honore les combattants Gumérots tombés pour la France mais il ne mentionne que les poilus de la Grande Guerre. Où sont donc passés les combattants Gumérots dans les autres conflits et guerres qui ont jonché notre histoire ? Nous avons l’honneur d’avoir à nos côtés certains d’entre eux qui prouvent, par leur présence, que notre commune et ses habitants ont bien été confrontés à des guerres, bien plus que ce que cet obélisque veut bien nous en témoigner. Bien entendu, notre commune possède un autre monument, au col des limites, en mémoire aux combattants résistants du groupe Ange-Buckmaster. Ces derniers, issus pour la plupart de la société dite civile, ont tenu un maquis sur notre territoire, dont les actions héroïques ont contribué à la victoire et dont le courage a permis, lors d’une dernière bataille, de sauver les habitants de Saint-Michel sur Rhône, ville désignée comme devant être martyrisée par l’ennemi, suite au débarquement de Provence. Tels des fourmis, ils ont œuvré de longues années durant et dans de très rudes conditions, face à un ennemi occupant tout puissant, à libérer notre pays, non seulement de ses envahisseurs aux idéaux infects mais aussi à libérer notre pays d’un état Français illégitime et assassin, en tenant une position éminemment stratégique, à mi-distance ou presque du QG de la Gestapo à Lyon et du siège de l’état de Vichy. Ces hommes et aussi ces femmes surent se mobiliser et amener au prix de leur sang, par un acte de désobéissance envers leur pays, la victoire et la libération de tout un peuple, de toute une nation, de tout un continent et le triomphe de la démocratie face à l’ignoble. À l’époque ils étaient qualifiés de terroriste par la milice et par radio Paris. Aujourd’hui, ce sont des héros face à l’histoire. Des Gumérots les aidèrent bien entendu et je suis persuadés que nombre de nos habitants prirent part directement ou indirectement à leurs actions. L’histoire du café du Roy, faisant office de passage obligé vers le maquis en est un témoignage fort mais je suis toujours étonné de constater qu’aucune mention ne lui ai faite sur la stèle du Col des Limites. Mais l’histoire est cruelle et amnésique. Nous devons tout à nos résistant et à tous ceux qui les ont soutenus, les justes mais aussi les anonymes, tous les anonymes. Mais le tout étant si peu, nous pouvons au moins en cet instant nous remémorer les noms et prénoms des 28 combattants qui sont gravés dans la pierre, en associant tous les autres et en pensant à toutes celles et ceux qui restèrent seuls, n’ayant que leurs propres larmes pour nourrir leurs espoirs.


Je rappelle donc la mémoire de Messieurs :


Clément BAROWY, Jean BOURGE, André BOUTEYRE, Victor dit Christian BRANSIECQ, Jean BRESSON, Joseph CABRERIZO, Jean  DELOBRE, Jean FARGIER, Jean GAUDARD, Antoine GUYOT,  Simon HECHT, François JANOWIACK, Charles LAURENT,  Roger LORISSON, Antonin MANIN, Eugène MANOA, Henri MULLER,  Marius PEYRARD, Pierre POUGET, Henri POYET, Christian PRUNIER,  Pierre ROBERT, Paul ROLLAT, André ROUGé, Alfred TOURBIER,     Jean-Paul TREILLARD, Jean VIAL, Claude WEIL.


Eux aussi, ils ont tout donné pour la France et les Français d’aujourd’hui. Ne les oublions pas.


Je vous remercie pour votre attention.


Que s’est il donc passé le 8 mai 1945 ?


Le 8 mai 1945, à 15 heures, les cloches sonnent pour marquer la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe. Le général de Gaulle annonce lui même la capitulation allemande dans une allocution radiophonique.
Un acte de capitulation des armées (de terre, de mer, de l’air) du IIIe Reich, officialisé dans le Quartier Général des forces alliées, à Reims. Là se trouvait, en pleine Seconde guerre mondiale, le Grand Etat-Major du corps expéditionnaire allié en Europe. 
Mais pourquoi l’Allemagne a-t-elle reconnu sa défaite face à l’Europe et pas au monde ? Le haut commandement allemand a préféré traiter avec les alliés occidentaux qu’avec les soviétiques en raison du sort qui pourrait être celui des prisonniers allemands.

Depuis quand est célébré le 8 mai 1945 ?

La loi n°46-934 du 7 mai 1946 fixe au 8 mai (si c’est un dimanche) ou au dimanche suivant cette date les commémorations de la victoire de 1945.
En 1975, le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, retire tout caractère officiel à la date. Son geste cherche à marquer la réconciliation franco-allemande, mais irrite de nombreux anciens combattants. C’est finalement François Mitterrand qui redonne au 8 mai son caractère de jour férié. La loi n°81-893 du 2 octobre 1981 rajoute cette journée à la liste des jours chômés dans le code du travail.
La date du jour de la Victoire du 8 mai 1945 correspond à la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, avec la reddition pure et simple des armées allemande face aux Alliés.
La Victoire du 8 mai 1945 donne lieu à une commémoration annuelle, à laquelle assistera le président de la République à Paris. Au programme : dépôt de gerbe au pied de la statue parisienne du général de Gaulle, puis remontée des Champs-Elysées, avant un hommage face à la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. 

En fait, quelle est l’Histoire du 8 mai 1945 ?

Traditionnellement, le 8 mai a été adopté comme le jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne lors de la Seconde guerre mondiale. Pourtant, la réalité est nettement plus complexe. D’abord parce que cet événement ne marque la fin de la Seconde guerre mondiale qu’en Europe, le conflit se poursuivant encore pendant quatre mois dans le Pacifique, entre le Japon et les Etats-Unis. Ensuite parce que différents actes de capitulation ont été signés à différents moments entre le 7 et le 9 mai, selon le référent temporel choisi.
Dans tous les cas, le début du mois de mai 1945 marque l’effondrement du Troisième Reich. Le 30 avril, Adolf Hitler se suicide dans son bunker de la chancellerie, tandis que les soldats soviétiques sont dans Berlin. Joseph Goebbels tente de prendre contact afin de signer un armistice. Incapable d’établir le lien avec les Alliés et refusant une capitulation sans condition, il se donne la mort avec son épouse et ses enfants le 1er mai. Le lendemain, la Bataille de Berlin s’achève avec la capitulation du général allemand Helmuth Weidling et des hommes chargés de la défense de la capitale. Du 4 au 6 mai, l’ensemble des forces nazies restantes (aux Pays-Bas, en Allemagne du Nord, au Danemark, en Bavière, à Breslau) se rendent aux Alliés. Herman Göring, le plus haut dignitaire nazi vivant, se livre aux autorités américaines à la frontière germano-autrichienne.

Il y a deux documents de capitulation : La première capitulation du 7 mai à Reims et la deuxième capitulation du 8 mai à Berlin. Le grand-amiral Karl Dönitz a été nommé président du Reich par Hitler dans son testament. A la tête d’un gouvernement provisoire du Reich, il tente de négocier une série de redditions partielles face aux alliés occidentaux, afin de pouvoir continuer le combat à l’est contre les troupes soviétiques. Les Américains refusent le compromis. Le général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz, signe la capitulation le 7 mai à 2h41 du matin. Ce moment historique a eu lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées.
Seulement, cette signature n’est pas du goût de Staline, qui regrette l’absence de hauts-représentants soviétiques lors de cette signature. Une seconde capitulation est organisée le 8 mai dans la soirée à Karlshorst, près de Berlin. Cette fois, c’est le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature. C’est Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, qui signe la capitulation. Elle rentre en application à 23h01 le 8 mai. A l’heure de Moscou, cette heure correspond au 9 mai à 01h01 du matin. Aujourd’hui, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie.

8 mai 1945 : capitulation et non armistice !

Officiellement, le nom du jour férié correspondant au 8 mai est « Victoire de 1945 ». L’utilisation du mot armistice, comme dans l’expression « armistice de 1945 », que l’on trouve sur certains calendriers, n’est pas correcte. En effet, un armistice est une convention signée par des gouvernements. Elle met fin à un conflit armé en temps de guerre, mais ne met pas fin à l’état de guerre. C’est ce type de document qui a été signé le 11 novembre 1918 dans le wagon de Rethondes, démarrant un cessez-le-feu et les négociations qui aboutiront au Traité de Versailles, signé par l’Allemagne et les Alliés. En 1945, il s’agit bel et bien d’une capitulation du Troisième Reich.En effet, il s’agit d’une reddition pure et simple d’un belligérant, de la fin des combats et de l’état de guerre. D’où l’appellation « victoire de 1945 » et non « armistice de 1945 ».



Et puisqu’on est dans l’Histoire !

Le 8 mai est également la date de la fête de Jeanne d’Arc. C’est en effet le 8 mai 1429 qu’une armée, menée par Jeanne d’Arc, est parvenue à délivrer la ville d’Orléans, assiégée par les Anglais. Chaque année, les fêtes johanniques d’Orléans célèbrent cet événement, culminant avec un grand défilé dans les rues du centre-ville le 8 mai.