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la pêche à Gumières saison 2017


 

Où pêcher à Gumières ?

A Gumières, on a la chance de pouvoir pratiquer la pêche en « eaux vives », autrement dit en cours d’eau. Il y en a plusieurs. Le principal est une rivière, qui porte un drôle de nom puisqu’elle s’appelle « la Mare ». Cliquez sur la carte pour l’agrandir.

Elle prend sa source sur les hauteurs de la commune, à environ 1 200 mètres d’altitude. Là-haut, deux autres cours d’eau beaucoup plus petits et beaucoup plus calmes prennent aussi leur source : le ruisseau des Granges (appelé aussi sur la carte Gonsot) et celui de Prolanges. Ils se jettent tous les deux dans la Mare.

 

Que pêcher à Gumières ?

Dans ces eaux fraîches et presque pures , il n’y a pratiquement qu’une seule espèce de poisson : la truite. Mais pas n’importe laquelle : c’est la truite fario. Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

L’espèce de truite fario qu’on trouve dans les cours d’eau de Gumières est unique. Une population de truite est différente d’une rivière à une autre (on le voit à leur « robe », c’est-à-dire à leurs couleurs, à leurs motifs et à leurs reflets).
On rencontre aussi une sorte de petite anguille qui s’appelle « la Lamproie de Planer ». Cliquez sur les photos pour les agrandir.

la lamproie de Planerla lamproie de Planer

 

Que trouve-t-on d’autre dans la Mare ?

Il y a encore une multitude d’espèces d’insectes aquatiques. Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

les petites bêtes de la Mare

Ils sont tous très importants et très utiles, notamment car les truites s’en nourrissent.Tous ces animaux, de la truite fario aux insectes qu’on ne voit pas, sont très sensibles à la pollution. Comme il sont en grand nombre à Gumières, ça veut dire que les cours d’eau de Gumières sont très peu pollués. C’est une grande chance. Il faut protéger la rivière.

De quel matériel a-t-on besoin ?

Pour pêcher la truite, le matériel est très simple : une canne télescopique d’au moins 3 mètres, un morceau de fil de pêche sur lequel on pince quelques plombs en fonction de la force du courant et de la profondeur des endroits où on pêche. Au bout du fil, on accroche un hameçon sans « ardillon ». Dessous, 2 photos pour voir la différences d’hameçons. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

hameçon sans hardillon

 

 

 

hameçon avec hardillon

 

 

 

 

 

 

 

différence entre hameçon avec et sans hardillon

Au-dessus des plombs, on accroche en général un bout de laine de couleur vive pour bien voir le fil quand il est dans l’eau.

Ne pas oublier une paire de bottes, pour garder les pieds au sec, ainsi qu’un dégorgeoir, petit outil servant à retirer l’hameçon de la gueule d’une truite quand on n’arrive pas à l’attraper avec ses doigts parce qu’elle l’aurait avalé. Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

dégorgeoir

Il faudra aussi une bobine de fil, une paire de ciseaux, une pince et une boîte à plombs, pour refaire sa ligne au cas où, par malchance, soit elle se serait enroulée à une branche, soit elle se serait accrochée fortement dans les rochers.

Comment pêcher ?

Il faut un appât à mettre sur l’hameçon pour attirer la truite. En général, on utilise des vers de terre qu’on trouve au fond du jardin ou dans le tas de compost, mais aussi des mouches en été, ou des sauterelles. On va à la pêche avec quelques appâts qu’on met dans une boîte. Attention : la pêche à l’asticot est interdite.

Et le permis de pêche ?

A présent, il ne manque plus qu’une chose pour aller au bord de la rivière : le droit de pêcher dedans. Il faut en effet acheter un permis ou carte de pêche pour l’association qui s’occupe de la pêche à Gumières, à Margerie Chantagret et à Soleymieux : cette association s’appelle « La truite de Soleymieux ». Voir son site plus bas.

Pour les moins de 12 ans, le permis coûte 6 euros. Pour les jeunes entre 12 et 18 ans, il coûte 20 euros; Il s’achète soit sur Internet http://cartedepeche.fr,

soit dans un point relais de la Fédération de pêche de la Loire ( à Montbrison : la boutique de pêche « Roche Pêche » et la Maison de Tourisme).

Il permet de pêcher pendant une seule saison de pêche. Cette année, la pêche sera autorisée du 11 mars au 17 septembre 2017. Pour pêcher pendant la saison de l’année 2018, il faudra donc en acheter un nouveau.
Quand on va à la pêche, il faut toujours avoir son permis sur soi, sinon le garde risque de vous faire payer une amende.

Les conditions qui régissent la pêche.

Attention : qui dit permis, ne veut pas dire qu’on peut faire ce qu’on veut !
– D’abord, on ne peut pêcher que le jour. Il est interdit de pêcher avant le lever et après le coucher du soleil.
– Ensuite, la pêche avec des asticots est interdite.
– Encore, concernant les truites, toute truite de moins de 20 cm doit être remise à l’eau (on dit que « la maille est à 20 cm »). La raison est que  si l’on pêchait toutes les petites truites avant qu’elles aient eu le temps de se reproduire au moins une fois, il finirait par ne plus y avoir de truites dans la rivière. C’est un un autre accessoire à mettre dans son sac : un mètre ou un décimètre.
– De plus, un pêcheur n’a pas le droit d’emmener chez lui plus de 6 truites (de plus de 20 cm) par jour.

Quelle sorte de pêche pratiquer ?

Avant, on pêchait surtout pour ramener du poisson à sa famille et pour le manger. Aujourd’hui, on pratique aussi la pêche comme un sport, comme un jeu, c’est le « no kill » (de l’anglais, qui veut dire « prendre et relâcher », dans ce cas). Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

no Kill

Même quand on pêche une truite qui « fait la maille », on peut choisir de lui redonner sa liberté en la remettant dans la rivière. La replonger délicatement à l’eau et la voir s’échapper de sa main est un moment merveilleux.

La truite qu’on pêche à Gumières peut être aussi considérée comme un partenaire de jeu.

Pêcher la truite est très sportif. Les truites sont très malignes et très combatives. Il faut d’abord savoir « lire la rivière », c’est-à-dire savoir dans quels types d’endroits les truites se mettent dans l’eau. Pour se cacher ou se reposer, elles restent en général en retrait du courant, sous une berge creuse, au milieu des racines d’un gros arbre immergé, derrière un gros rocher qui les protège du courant, etc. En revanche, quand c’est l’heure du repas, elles se mettent dans le courants, au pied des cascades, etc.
Ensuite, marcher au bord de la rivière et la traverser demande de la force dans les jambes (les sentiers sont parfois très raides), de l’équilibre (les rochers sont souvent glissants) et de l’endurance.

Avec qui pêcher ?

On est équipé pour une partie de pêche, on a son matériel et son permis, on a mis un ver de terre sur son hameçon, on peut maintenant pêcher. Mais ça, ça ne s’apprend qu’avec un pêcheur expérimenté. Et de toute façon quand on est jeune, on doit, au début du moins, partir à la rivière avec un adulte. Il y a de nombreux dangers : tomber dans un trou d’eau, s’assommer en glissant sur un rocher ou par chute d’un arbre mort, marcher sur un serpent ou un nid de guêpes, se blesser avec son hameçon, etc.

Quelques petits trucs

  • Pour lire la rivière, il faut donc aussi connaître les habitudes d’une truite, son comportement. Notamment, son comportement est fonction de la météo. Par exemple, quand il fait très chaud en été, la truite sort de ses cachettes tôt le matin et tard le soir, ou alors elle se met dans les endroits de la rivière qui sont les plus frais : au pied des chutes d’eau, dans les zones ombragées. Car la truite craint la chaleur, qui fait montrer la température de l’eau, or plus l’eau est chaude moins elle est oxygénée, donc plus la truite a du mal à respirer.
  • Ensuite, le but du jeu est de faire passer l’appât qu’il y a sur l’hameçon devant une truite, en lui faisant croire du mieux possible que cet appât est naturellement tombé à l’eau et est emporté par le courant. La truite est très maline et méfiante : si elle s’aperçoit qu’il y a un hameçon, ou que l’appât ne dérive pas naturellement, ou, pire, qu’elle vous a vu ou entendu (la voix,les pas),  elle ne mordra jamais à votre hameçon !

Remerciements

Je tiens à remercier Mr Pierre Barois, sociétaire de l’association « La Truite de Soleymieux » pour sa participation active à la rédaction de cet article.