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La société de chasse de Gumières face aux dégâts des gibiers

Effectivement, ce genre de  fléau est un souci de tous les instants pour nous, chasseurs, et nous sommes toujours en alerte pour lutter contre ces dégradations. Il est d’abord à noter que le chevreuil est en nette régression chez nous. Les sangliers sont ceux qui causent le plus de dégâts.

Mais qui paie ces dégâts causés aux cultures ?

L’origine remonte à la loi de finance du 27 décembre 1968. Avant cette loi, tous les propriétaires de terrain bénéficiaient du « droit d’affût ». Ce droit leur permettait de détruire tous les grands gibiers pénétrant sur leurs parcelles et, ainsi, limiter les dégâts occasionnés aux récoltes.

Les populations de grands gibiers dans les années 70 étaient à un niveau tellement faible que les chasseurs se sont alors portés garants de leur développement, tout en assumant leur gestion.

Et maintenant qui paie ces dégâts causés aux cultures ?
Les chasseurs ! Non seulement pour chasser, ils paient une taxe au travers de la validation de leur permis, mais en plus, ils s’acquittent de taxes supplémentaires pour alimenter le compte d’indemnisation des dégâts de grands gibiers géré par leur Fédération Départementale

Maintenir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique (la finalité étant que la présence de la grande faune sauvage chassable ne nuise pas aux activités économiques agricoles et sylvicoles) figure depuis parmi les missions d’intérêt général des Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA).

Quelles sont les actions pouvant être menées ?

  • Nous effectuons d’abord des battues autant que nous le pouvons pour réguler ce gibier. Tous les week-ends, nous en organisons soit la chasse de Gumières seule, soit le groupement de chasseurs de Gumières, Saint-Jean-Soleymieux et Soleymieux. Nous avons de ce fait modifié les habitudes et les territoires de chasse du petit gibier dans la convention de chasse. Depuis le début de la chasse 2018/2019, nous avons effectué 29 battues seules et environ 50 avec les trois communes. On va chasser de préférence vers les lieux fréquentés par ce gibier.
  • Autrefois, nous pouvions nourrir les gibiers et les contenir dans des endroits spécifiques par agrainage. Cette façon de faire a été interdite par les Agriculteurs pendant la période du 1er novembre au 1er mars. Ce fait fait accroître les dégâts dans la mesure ou la végétation est  au ralenti.
  • Nous pouvons sur demande mettre ou aider à mettre des clôtures électriques ou des protections sur des endroits sensibles à la dégradation  : champs cultivés,…
  • Nous pouvons remettre les terrains en bon état en replaçant les mottes retournées et en comblant les trous.
  • La Fédération de Chasse  indemnise les dégâts après déclaration auprès de ses services. Il est à noter que la société de chasse cotise à cet effet auprès de cette fédération.

Concrètement, quels sont les chiffres ?

Il a été tué 12 sangliers par l’ACCA de Gumières et 23 par le groupement. Ces battues s’arrêtent à la fin de la période légale de la chasse, à savoir pour cette année le 28 février 2019.

Quel est l’effectif de la chasse communale de Gumières ?

A ce jour, il y a 41 sociétaires dont 11 extérieurs. Ce chiffre se maintient stable.

Quelle est la prochaine manifestation organisée par l’ACCA de Gumières?

Le premier dimanche de mars, le 3 mars 2019, nous organisons notre traditionnelle tripe dans le local de la chasse.

 

Merci à M. Jérémy DAMON, président de l’ACCA de Gumières.